jeudi 22 février 2007

Le bus: la grande aventure

Hier, j'ai passé ma journée à méditer sur le confort: 9 heures de bus au Cambodge, c'est presque irréel. Le tout pour faire à peine quelques 350 kilomètres.
Mon trajet: Phnom Penh - Bangkok...
Un bus direct, rapide, qui effectivement ne s'arrête pas toute les 2 minutes pour laisser monter et descendre du monde. Nous sommes une joyeuse équipe à occuper tous les sièges, voir même deux fois le même siège pour toute la journée. Dans le bus, un Américain qui vit au Cambodge depuis 10 ans un peu étrange et moi. Seuls étrangers. Mais dans ces circonstances, nous finissons juste par être juste des voyageurs désireux d'arriver entier à destination.

Le bus doit avoir au moins... 40 ans. Si il faisait des bus à cette époque. La route existe parfois, et parfois n'existe pas. La porte s'ouvre à chaque grosse bosse, ce qui permet à la poussière d'envahir un peu plus notre espace.

Et là, après 3 ou 4 heures, les cultures décident de se rejoindre sur des sujets fort important dans ces trajets: manger et toilette!
Subitement, mes voisins décident qu'il serait bon que je mange un peu de leurs araignées, de leur truc bizarre. Je refuse poliment, mais ça ne marche pas. Je me résigne donc à goûter des trucs atroces. Et subitement, j'ai une idée. Moi aussi j'ai à manger: des tomates cerises, des pommes, des donnuts!
Donc je distribue. Et là, ils n'aiment pas du tout les tomates. Certains se mettent à cracher les pépins dans tout les sens, d'autres crachent le tout, d'autres plus polis bavent un peu puis avale. ET VOILA . Et résolu mon problème. Du coup, ils ne me proposent plus RIEN.

Mais bon, en attendant, je suis toujours dans ce bus horrible, et je me demande bien comment et surtout QUAND je vais arriver à Bangkok... Je doute même d'y arriver un jour.
Mais bon, tout ayant une fin, je finis par arriver, après un départ à 6h du matin, à 15 h à la frontière de la thailande. Je vais enfin quitter le pays le plus pauvre que j'ai vu de ma vie. Je dois dire que le passage de la frontière est irréel. On roule dans un bus pourri, sur une chemin de terre, dans la poussière. il y a des enfants à moitié nu au bord de la route partout dans la poussière, qui vivent dans des huttes sans eau, sans électricité. Puis tout d'un coup, la civilisation. Mais bon, j'y reviendrai plus tard. Déjà, je dois passer la frontière.
Et là, désespoir: 2 heures d'attentes... En plein soleil. 2 douaniers pour des centaines de touristes.

Et une fois en thailande, le TOP du TOP: la compagnie que j'ai pris et mon billet de bus pour aller à Bangkok a totalement disparu... Personne. Et là, l'Américain qui connaît cette compagnie et le problème me traine dans des petites rues pour trouver le bureau de l'homologue Thailandais, fort fâché de me voir arriver là avec mon billet pour Bangkok Mais bon, je suis épuisée, et j'ai payé, et je VEUX aller à Bangkok.

Pour se débarrasser de moi, il va me jeter dans un bus VIP qui fera la fin du trajet en 3h30 au lieu de 5h30... Merci monsieur USA.

Et là, le VRAI choc arrive. Je me retrouve dans une voiture et je m'émerveille. Une voiture neuve. Pour 10 personnes, avec chacun notre siège, climatisation, lampe individuelle, TV, ... Et une ROUTE. Et des réverbères, des maisons au bord de la route. Des magasins. Plus d'enfants errants... Je réalise que je sors vraiment de nul part. Le Cambodge est un pays où il n'y a RIEN. J'ai rencontré des gens qui connaissent le pays depuis 10 ans et qui m'0nt dit que depuis 10 ans rien n'a évolué. Je veux bien le croire, vu que hormis des téléphones mobiles, des motos, de l'essence et de l'eau, il n'y a rien à acheter dans ce pays. Bref, une fois en Thailande, j'ai l'impression d'être à la maison. Et je réalise encore plus l'extrême pauvreté de ce pays. Je suis vraiment triste pour ce peuple qui est si gentils, si souriant, si acceuillant. Mais je ne sais pas du tout où se trouve la solution pour eux. Ce qui est sûre, c'est que je suis vraiment traumatisée...

Je vais devoir vous laisser car je me suis trompée dans la réservation de mon billet d'avion et je pars dans 2 heures pour le nord de la Thailande, alors que je voulais rester 1 jour à Bangkok pour me reposer... Donc à tout bientôt pour la suite de mes aventures.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Coucou, alors te voila de retour dans la civilisation...
Tu as dit "Je suis vraiment triste pour ce peuple qui est si gentil, si souriant, si accueillant..." c'est vrai qu'ils sont pauvres mais demande toi pourquoi nous qui avons tout, nous avons perdu cette gentillesse, le sourire et le sans de l'accueil, pour la peur de tout, la solitude, et le mal être.
Si c'est ca leur avenir, le progrès, l'évolution, peut être en fait ont ils le temps de découvrir tout ca et ce qui va avec.
Bisous de la civilisation suffisante et décadente ,-)

Anonyme a dit…

Salut Véronique
News familiales: celle-ci s'est enrichie de Joshua, arrivé le 22.02 é Lausanne. L'enfant, la mère et le père se portent bien.
Toute la famille pense bien à toi, et on se réjouit de tes commentaires sur ton voyage.
Bisous
Midabe